Union bancaire : un accord dans la douleur

© stock.adobe.com


Publié le

Union bancaire : un accord dans la douleur

"Un accord a été trouvé tôt jeudi matin après 16 heures de négociations", a annoncé le groupe PPE dans un communiqué.

"C’est un énorme succès", a indiqué Martin Schulz, le président du Parlement européen lors d’une conférence de presse.

Cet accord politique porte sur la liquidation ordonnée des banques de la zone euro, et vise à en faire porter le fardeau financier sur le secteur bancaire et non sur les contribuables.

Il s’agit du second pilier de l’union bancaire européenne, après la supervision unique des banques de la zone euro, qui sera assurée à partir de la fin de cette année par la Banque centrale européenne.

Cet accord décroché de haute lutte, représente "une réelle protection contre les faillites bancaires", avait expliqué jeudi matin le ministre franà§ais des Finances, Pierre Moscovici.

L’accord politique arrive à point nommé, à quelques heures d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des 28 à Bruxelles.

Il intervient surtout juste à temps pour pouvoir être approuvé par le Parlement européen mi-avril, lors de la dernière séance plénière de la législature. Si ce délai n’avait pas été respecté, l’ensemble du texte aurait dà » être renégocié avec le prochain Parlement, faisant perdre beaucoup de temps à la mise en place de l’union bancaire.

Un compromis entre les Etats avait déjà été difficile en décembre, en raison de l’intransigeance de l’Allemagne, dont les positions sont restées jusqu’au bout très éloignées de celles du Parlement.

Les points de friction concernaient en particulier le mécanisme de prise de décision et le rythme de montée en puissance du fonds qui sera mis en place et abondé par les banques pour accompagner les faillites du secteur.

Au terme des discussions qui ont commencé mercredi après-midi, la prise de décision a été simplifiée de sorte qu’en cas d’urgence "les banques présentant des problèmes soient traitées en l’espace d’un week-end", explique le PPE dans son communiqué.

Quant au rythme de montée en puissance du fonds, qui doit à terme disposer de 55 milliards d’euros, il a été accéléré afin qu’il atteigne sa pleine puissance en huit ans au lieu de 10 initialement. Ce fonds, d’abord composé de compartiments entre Etats, sera également complètement mutualisé en huit ans au lieu de 10, a indiqué M. Schulz.

Le Parlement a obtenu des concessions, mais bien moindres que ce qu’il espérait puisqu’il souhaitait un fonds pleinement opérationnel en trois ans.

Europe

Une question, un commentaire?

💬 Réagir à cet article Union bancaire : un accord Publiez votre commentaire ou posez votre question...

À lire également

BRED : jusqu’à 190 euros offres aux nouveaux clients, à saisir avant le 30 juin 2026

La BRED propose une offre de bienvenue jusqu’à la fin du mois de juin 2026.

Jusqu’à 270 euros offerts chez Fortuneo

Cette offre de Fortuneo propose des primes de bienvenue cumulables.

Crédit immobilier : hausse de l’apport des emprunteurs de près de +13 % en un an !

Bonne nouvelle, les emprunteurs de crédits immobiliers n’hésitent désormais plus à monopoliser un apport de plus en plus conséquent. Détails.

monabanq : un changement d’identité visuelle bien vu

La banque en ligne préférée des épargnants change d’identité visuelle, un logo plus moderne, en vogue. L’engagement de monabanq envers ses (...)

Crédit immobilier : le courtier Empruntis confirme son ambition d’accroître sa position de référence

Acteur majeur de la distribution de crédit en France, le Groupe Empruntis dévoile son nouveau plan stratégique à horizon 2029.

Parts sociales des banques : la BRED propose une rémunération de 0.245 € par part (soit 2.3%) au titre de 2025

Les parts sociales des banques permettent de participer au développement de sa banque, tout en percevant une rémunération. Détails