Dette de la Fance : la note de Fitch en baisse, la note des intérêts à payer en hausse

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Une note en baisse, une autre note, celle des intérêts à payer, sera en hausse.

Une dette moins bien notée, c’est plusieurs milliards d’euros de dépenses supplémentaires

C’est bien sans aucune surprise que l’agence de notation Fitch abaisse la notation de la dette française. Sans surprise, car placée sous perspective négative depuis plus de 6 mois. Il aurait fallu que la situation financière du pays s’arrange pour éviter cette abaissement de notation. Et les faits sont têtus, les discours et toutes les bonnes volontés ne changent rien aux bilans financiers. Le pays s’enlise toujours plus dans son déficit. « L’impasse politique et les mouvements sociaux (parfois violents) constituent un risque pour le programme de réformes de Macron et pourraient créer des pressions en faveur d’une politique budgétaire plus expansionniste ou d’un renversement des réformes précédentes », écrit l’agence de notation dans un communiqué. De son côté, le gouvernement s’offusque. Des efforts sont faits.

Quels sont les impacts de ces dégradations de note ?

Peu d’inquiétudes pour le moment. Il conviendra de scruter la réaction des marchés financiers sur le taux de la dette française, ces fameuses OAT. Il faut savoir que les marchés financiers n’ont nul besoin d’agences de notation pour juger de la situation économique du pays. En revanche, cela ne fera qu’une motivation supplémentaire pour le gouvernement pour pousser de nouvelles réformes. Le risque majeur étant que la dette de l’Etat français ne vienne à augmenter terriblement.

Dette française : la France va emprunter un montant record de 270 milliards d’euros en 2023, alors que les taux d’intérêts grimpent fortement

Dette : la France va emprunter sur les marchés financiers un montant record en 2023 (c) FranceTransactions.com/stock.adobe.com

Une note en baisse pour une note en hausse

Si la note de Fitch est abaissée, la note globale concernant les intérêts à payer va, de son côté, grimper. La France qui doit justement emprunter massivement sur les marchés financiers en 2023, avec ces remontées de taux d’intérêt, semble devoir marcher sur des œufs. Après avoir atteint 4,7% en 2022, le déficit public français devrait légèrement remonter cette année à 4,9% avant de refluer progressivement à partir de 2024, anticipe le gouvernement dans son programme de stabilité publié ces derniers jours, qui table sur un retour dans les clous budgétaires européens en 2027. Fitch anticipe pour sa part 5% de déficit cette année.

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