Vers une normalisation des finances publiques en 2022
Si 2020 et 2021 ont été marquées par l’impact majeur des mesures d’urgence sur le solde public, (69,7 milliards d’euros en 2020 et 63,7 milliards en 2021 auxquels s’ajoute le plan de relance pour un impact de 21,7 milliards en 2021) le projet de loi de finances 2022 illustre une normalisation progressive des finances publiques, en dépenses et en recettes. Le déficit public devrait, en effet, diminuer de l’ordre de 3,5 points de PIB, passant de -8,4 % en 2021 à -4,8 % du PIB en 2022. Un déficit public qui serait donc presque divisé par deux par rapport à 2020.
Un projet de loi de finances 2022 sans mesure d’ampleur
Sans surprise, année de l’élection présidentielle oblige, le projet de loi de finances 2022, dont les principales mesures pour les particuliers sont détaillées, ne propose aucune mesure majeure. Plutôt évidemment favorable aux Franà§ais, ce projet de loi ne prévoir ni hausse de la fiscalité, ni revirement pour la suppression de la taxe d’habitation, ou encore de mesures sur l’assurance-vie, les placements ou autres détention de stocks d’or.
Des querelles de chiffres, comme toujours
En France, nous n’avons ni pétrole, ni gestion financière rigoureuse, mais une foultitude d’experts budgétaires. Nous ne relaierons pas les échos de ces polémiques budgétaires, car sans intérêt. Comme durant la crise sanitaire, si chaque membre d’un réseau social était un expert en virologie, et avait un avis très établi sur les procédures à mettre ou à ne pas mettre en place, pour le budget de l’Etat, il en va de même. Du plus pessimiste au plus optimiste, la richesse est bien dans la différence.