Banque : image des établissements des deux côtés de l’Atlantique (Etude Groupama Banque/IFOP)

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Cette étude Groupama Banque/IFOP sur l’image du secteur bancaire et la relation à son banquier a été réalisée dans une dimension comparative. Mesurer l’image des banques en France mais aussi aux Etats-Unis, pays situé à l’épicentre de la crise financière et économique. L’ambition de l’étude étant d’évaluer en quoi ces différences de contexte influaient ou non sur les perceptions des banques de part et d’autre de l’Atlantique.

L’étude menée par l’IFOP à la demande de Groupama Banque sur "la perception des banques par leurs clients, en France et aux Etats Unis", au lendemain de la crise révèle plusieurs surprises.

Bien que la crise ait démarré outre-Atlantique, les Américains ont une meilleure image de la banque que les Français (74% contre 49%) . Même s’ils attribuent la responsabilité première de la crise au système bancaire américain, les Français sont plus sceptiques que les Américains sur la capacité des banquiers à tirer les leçons de la crise, 28% contre 47% estiment qu’ils ont adopté des comportements moins risqués.

Alors que les banques ont toutes remboursé les aides reçues et versé des intérêts, les américains comme les français considèrent que la crise a coûté cher à l’Etat et aux contribuables. Une preuve supplémentaire du traumatisme causé par la crise ! S’agissant de la vision qu’ ils ont de leur propre banque, les critiques deviennent minoritaires de part et d’autre de l’Atlantique.

Avec néanmoins paradoxalement un jugement plus positif côté Américain que côté Français (89% contre 77%). Les Américains estiment que leur banque agit de manière responsable (85% contre 66% en France). Ils lui font davantage confiance (72% contre 64%).

Cette relative meilleure image de la banque aux états-Unis s’explique en grande partie par la politique tarifaire : les Américains se sentent davantage informés du coût de chaque opération(82% contre 65%) ils sont 75% à considérer que leur banque pratique des tarifs avantageux contre 49% en France ils sont 26% à estimer que leur banque leur facture des services dont ils n’ont pas besoin contre 48% des français.

Le jugement positif des Américains sur leur banque tient également à ce qu’elle leur propose des produits adaptés à leurs besoins (69% contre 60% en France). Enfin la confiance que les américains accordent à leur conseiller est plus importante (72% contre 64%) même si les Français sont davantage satisfaits de la qualité de la relation avec leur conseiller.

64% des Français considèrent qu’ils ont des interlocuteurs qui connaissent bien leur dossier et leur situation (contre 55% aux Etats-Unis). Contrairement aux idées reçues, le banquier français prend quasiment autant de risques que son homologue américain et suit son client dans son projet d’investissement (43% contre 48%).

Autre paradoxe : les Américains ont davantage confiance dans une banque de taille moyenne (67%), les Français dans une grande banque (52%). Une divergence qui tient en grande partie à la structure du paysage bancaire fait d’un réseau très développé de banques locales outre-Atlantique et de grandes banques en France.Les attentes en matière de banque idéale sont très proches de part et d’autre de l’Atlantique.

En tête, la baisse des tarifs (49% en France //41% aux Etats-Unis), ne payer que les services correspondant à des besoins (45% en France //39%). Fortement marqués par la crise des subprimes, les Américains citent également le refus aux clients qui n’ont pas les moyens de rembourser (38% aux Etats-Unis //29% en France) et faire des placements moins risqués (25% aux états-Unis//18%). Ces attentes viennent loin devant la simplification des offres, de meilleurs conseils dans les choix d’investissement, la disponibilité, …

[(étude réalisée du 11 au 18 février 2011 sur un échantillon de 1 000 personnes de part et d’autre de l’Atlantique auprès d’une population âgée de 18 ans et plus.)]

Source Groupama Banque

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