Banque : Bruxelles étudie le sauvetage de la banque PSA Finance

© stock.adobe.com


Publié le

Banque : l’aide à PSA Finance remise en question ?

Alors que le plan de sauvetage de la banque PSA Finance devait se faire rapidement et sans encombre, Bruxelles a jeté un froid sur le dossier en demandant à l’Etat français d’envoyer une notification à la Commission européenne.

Une mauvaise nouvelle pour le gouvernement et le constructeur automobile qui pensaient que la garantie publique de 7 milliards d’euros apportée à la captive financière du groupe ne serait pas considérée comme une aide d’Etat.

En effet, la garantie d’Etat étant payée par PSA à sa valeur de marché, le gouvernement français considérait qu’il ne s’agissait pas d’une aide. Joaquin Almunia, le commissaire européen à la Concurrence en a lui décidé autrement en faisant parvenir aux autorités françaises cette demande de notification.

Des négociations devront donc être entamées dans les jours à venir et pourraient prendre plusieurs semaines tant le dossier s’annonce compliqué. A première vue, le plan se limite strictement à la banque du groupe automobile et c’est d’ailleurs la dessus que comptait le gouvernement français puisque le cadre européen pour les aides au secteur bancaire est beaucoup plus souple que celui réservé à l’industrie.

PSA doit donner plus de garanties

Problème, Bruxelles considère que le plan de sauvetage ne se limite pas à PSA Finance.

"On avait commencé à présenter ce dossier comme une question ayant trait seulement à la branche financement de PSA. Mais, en réalité, ce qu’on a vu, c’est qu’il s’agit d’une aide à la restructuration d’une entité", a expliqué Joaquin Almunia.

Une situation qui change tout puisque PSA devra probablement apporter de nouvelles garanties pour que le plan soit approuvé, ce qui pourrait in fine alourdir le plan social prévoyant déjà quelques 8 000 suppressions de postes en France.

Du côté de Paris, on tente de relativiser et d’apporter des réponses positives à cet imbroglio.

"La garantie publique n’a pas vocation à être tirée. Il ne s’agit donc pas d’une aide d’Etat. En termes de risque, on est proche de zéro. En définitive, sans sortir un euro, l’Etat va même gagner de l’argent, soit une prime de plusieurs centaines de millions, pour une exposition théorique", a-t-on expliqué au gouvernement.

Dans tous les cas, cette situation complique le dossier et les négociations s’annoncent compliquées, d’autant que Bruxelles sera aussi sous pression car un concurrent de PSA aurait déposé une plainte pour distorsion de concurrence auprès de la Commission.

banque PSA finance

Une question, un commentaire?

💬 Réagir à cet article Banque : Bruxelles étudie le Publiez votre commentaire ou posez votre question...

À lire également

Banque de détail : Société Générale supprime 1.800 postes en France en 2026 et 2027

La banque Société Générale a ?annoncé jeudi la suppression de 1.800 postes en France dans ?le cadre d’un projet de réorganisation de ses (...)

Société Générale : retour des salariés au bureau 4 jours par semaine !

Sans surprise, Société Générale a publié sa nouvelle charte sur le télétravail qui s’appliquera à l’ensemble du groupe : un seul jour par (...)

BNP Paribas, derniers jours pour l’offre spéciale étudiant : jusqu’à 165 euros d’avantages offerts à saisir avant le 18 janvier 2026

Pour toute première ouverture d’un compte BNP Paribas et d’une carte Visa Classic avec l’offre Esprit Libre Initiative ou Référence, une offre (...)

Épargne en Bitcoin : Bitstack propose 1% de cashback en BTC sur toutes vos dépenses effectuées via la CB Visa Bitstack

Inédit en Europe, Bitstack lance la première carte de débit VISA avec cashback de 1% en Bitcoin détenu chez Bitstack et avec l’arrondi en temps (...)

Revolut

Revolut atteint les 7 millions de clients en France et réaffirme son objectif de devenir la première banque en ligne du marché avec 10 millions (...)

Sumeria : le taux de rémunération du compte courant rémunéré baisse à compter du 1er février 2026

Sumeria (Lydia) a annoncé la baisse du taux de rémunération de son compte courant rémunéré de 2% à 1% brut à compter du 1er février 2026.