Assurance emprunteur : Le monopole des banques résiste

Assurance emprunteur : Le monopole des banques résiste
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Trois ans après l’application de la loi Lagarde sur les assurances crédit, le bilan est simple, rien n’a changé ! UFC que choisir passe à l’offensive.

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Assurance emprunteur : Une législation inefficace

La loi Lagarde a été mise en place dans l’objectif d’ouvrir le marché de l’assurance [a[crédit]a] pour en finir avec le monopole bancaire, relancer la concurrence et donc amorcer une baisse des tarifs.

Mais selon Alain Bazot président de l’association de consommateurs UFC que choisir, "l’échec est criant et la concurrence complètement évanescente".

Pire, l’association enregistre une hausse des prix entre 2010 et 2011.

Assurance emprunteur : Quelles sont les raisons de cet échec ?

La concurrence n’a pas trouvé sa place face aux grands groupes bancaires. Les neufs premiers opérateurs en [a[assurance crédit]a] sont tous des filiales des grandes banques.

D’ailleurs la proportion de véritables assureurs indépendants sur le marché a même baissé depuis la mise en place de la loi Lagarde, 20% en 2010 et plus que 14 % en 2011.

Les banques n’ont laissé aucune chance aux petits assureurs. Selon l’association, "loin d’avoir favorisé une ouverture du marché, la loi Lagarde a permis aux banques de mettre au point tout un ensemble d’outils pour dissuader les consommateurs d’effectuer une délégation de l’assurance du crédit"

Bien qu’interdit, le chantage des banques serait bien présent. Entre les taux de crédit conditionnés a la souscription de l’assurance de la banque et la lenteur administrative pour faire sauter les délais, les emprunteurs n’ont pas le choix de céder.

Assurance Crédit : il faut rendre le pouvoir aux emprunteurs

Les délais a respecter sont un problème de taille. Ils "donnent aux banquiers la capacité de bloquer les délégations d’assurance jusqu’à ce que le client soit contraint, par la date limite de la vente immobilière, d’accepter l’assurance de la banque".

Pour faire cesser cette toute puissance des banques sur le marché de l’assurance crédit, UFC que Choisir préconise la mise en place d’un "droit à résiliation annuelle de l’assurance-emprunteur". En effet cela permettrait aux emprunteurs d’avoir le temps nécessaire pour comparer les offres de crédit, faire leur choix sans pression tout en conservant leur taux de crédit initial.

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