Société Générale : chute du résultat de plus de -25%, sans compter l’impact fiscal négatif lié à l’affaire Kerviel

La Société Générale voit son bénéficie net chuter de -27.6% en 2017, à 2.81 milliards d’euros..Les quelques 2,2 milliards d’euros de remise fiscale remis en cause par le fisc, lié à l’affaire Kerviel ne sont pas comptabilisées, et n’auront pas d’impact à court terme selon la direction de la banque. La banque de détail est toujours à la peine, et la transformation digitale

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Remise fiscale liée à l’affaire Kerviel remise en cause par le Fisc

« Cette proposition de rectification est sans effet immédiat et devra éventuellement être confirmée par une notification de redressement  » et n’est pas prise en compte pour l’heure dans les résultats de la banque, a-t-elle toutefois minimisé.

Le fisc avait réduit la feuille d’impôts de la banque en 2009 et 2010, au titre du régime fiscal dont peuvent bénéficier les entreprises déficitaires et victimes de fraudes, après une perte de 4,9 milliards liée aux transactions effectuées par Jérôme Kerviel.

Un résultat en baisse de plus de -25%

Le résultat net part du groupe de la banque a chuté de 27,6 % en 2017. En cause, la transformation digitale de son réseau d’agences. La banque peine à se transformer et se perd dans ses démarchés, entre la banque en ligne (Boursorama banque), et la banque traditionnelle avec agences, les offres se cannibalisent.

Le bénéfice net de 2,81 milliards d’euros, en chute de 27,6 % par rapport à 2016 (3,9 milliards). Equivalent du chiffre d’affaires, le produit net bancaire a, lui, reculé de 5,3 % à près de 24 milliards d’euros (25,3 milliards en 2016).

La banque de détail souffre des taux d’intérêts bas

Le groupe a surtout fait face à des résultats en berne dans la banque de détail en France, déjà en difficultés en 2016, qui comprend le réseau d’établissements exploités sous son nom. Ces activités ont souffert d’une baisse de leurs revenus liée au niveau toujours très bas des taux, même si ceux-ci commencent à remonter.

Ces activités ont également enregistré une nette hausse de leurs frais de gestion, avec un bénéfice net de cette division en chute de plus de 30 %, essentiellement pénalisée par la « transformation des réseaux », comme le souligne l’établissement.

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