Un virage nécessaire mais tardif

Il était temps! C’est le commentaire que formulent ce jeudi la plupart des éditorialistes à propos du remaniement de Credit Suisse. Ils saluent le virage amorcé par le nouveau patron de la deuxième banque de Suisse, Tidjane Thiam, tout en estimant qu’il intervient tard. «Le nouveau départ aurait déjà dà» commencer il y a deux ans», juge l’éditorialiste du Bund et du Tages-Anzeiger. Il prend toutefois soin de souligner que l’erreur n’est pas celle du nouvel homme fort de la banque. «Le patron de Credit Suisse (CS) avait même gardé une petite surprise en réserve. Il veut faire entrer en bourse jusqu’à 30% de la division suisse de la banque, ce qui pourrait se révéler être une manÅ“uvre intelligente.» L’Aargauer Zeitung relève aussi la réaction tardive de la banque. «Pour beaucoup de commentateurs, tout cela vient beaucoup trop tard, et ne va pas assez loin.» Le quotidien argovien estime que CS s’est trop longtemps cru préservé. «En étant sortie gagnante de la crise ...