Transparence du marché de l’art, la Suisse peut faire mieux
Alors que les flux financiers sont désormais sous surveillance, l’art reste un marché opaque et propice aux pratiques douteuses, comme les paiements en liquide. Cause et/ou conséquence: les prix volent toujours plus haut. En Suisse, certaines voix déplorent que ce secteur échappe encore à la législation anti-blanchiment. «Manipulations, conflits d’intérêt, opacité: ce qui se passe sur le marché de l’art, avec les paiements en liquide, me rappelle le secret bancaire il y a trente ans. Tout le monde sait, mais personne ne veut en tirer les conséquences.» Monika Roth, avocate et professeure à la Haute école de Lucerne, est catégorique. Aujourd’hui sévèrement régulés, les marchés financiers se tournent de plus en plus vers d’autres secteurs, surtout depuis la crise de 2008. «L’art est particulièrement attrayant parce que la fixation des prix n’a aucune transparence car, souvent, on ne connaà®t ni le vendeur ni l’acheteur», poursuit Monika Roth, qui vient de publier un ...