Pourquoi la Suisse n’en a pas fini avec l’argent des potentats
Le blocage et la restitution des fonds de dictateurs déchus devraient bientôt être réglés par une loi considérée comme un modèle du genre au niveau international. Ce qui n’empêche pas les capitaux illégaux de continuer d’affluer vers la place financière suisse. Plusieurs affaires récentes ont mis en évidence les failles du dispositif anti-blanchiment. Prouver au monde que la Suisse n’est plus un coffre-fort accueillant pour despotes étrangers: tel est le principal objectif de la nouvelle loi sur le blocage et la restitution des valeurs patrimoniales d’origine illicite de personnes politiquement exposées à l’étranger (LVP), actuellement en discussion au Parlement et dont l’exemplarité est saluée par les experts de la Banque mondiale. Depuis l’affaire Marcos (Philippines) en 1986, la liste est longue des avoirs de potentats qui ont terni la réputation de la Confédération et de ses banques. Les noms de Mobutu (ex-Zaà¯re), Abacha (Nigéria), Salinas (Mexique), Duvalier ...