Peer Steinbrà¼ck fouette, la Suisse espionne
O๠il est question d’Indiens, d’espions et de CD de données fiscales. Des CD? Totalement dépassé de nos jours. Voilà qui montre que l’affaire remonte à fort longtemps. Mais il vaut la peine de jeter un Å“il en arrière, pour expliquer pour quelles raisons la Suisse a envoyé un espion en Allemagne. Sous la pression des Etats-Unis et de l’Allemagne, la Suisse adopte dès 2013 une stratégie de l’argent propre et s’adapte aux standards de l’OCDE. Fini l’argent allemand caché dans les coffres de la Paradeplatz de Zurich. Comme il est habituellement d’usage entre bons amis, une fois la colère passée, chacun oublie vite les frasques de l’autre. Chacun range les outrances dans son répertoire des bonnes blagues. C’est ce qu’a fait la Suisse ces dernières années avec les déclarations du ministre allemand des Finance Peer Steinbrà¼ck. Elles avaient été prononcées il y a dix ans, alors que le ministre était sur le point de percer le secret bancaire suisse. Sa mission touchait à ...