Mieux vaut deux euros que pas d’euro du tout
Un euro pour le nord, un euro pour le sud du continent: c’est la proposition d’Hans-Olaf Henkel. L’industriel allemand juge «irresponsable» d’avoir créé une union monétaire qui s’est muée en «union de transfert». Et la Suisse aurait tout à gagner à cette scission. Avec ses propositions iconoclastes et son style plutôt direct, il s’est fait un nom en Allemagne. Très aimé des medias, un peu moins de certains cercles politiques, «partisan enthousiaste» de la monnaie unique, Hans-Olaf Henkel propose aujourd’hui rien moins que de couper la zone euro en deux.  On aurait ainsi une zone «nordeuro», avec des critères de Maastricht strictement respectés et une politique vigoureusement anti-inflationniste de la Banque centrale, et une zone «sudeuro», avec une monnaie plus faible et une inflation plus forte. Ces pays auraient également un plus fort potentiel de dévaluation, mais dans un sens positif, sachant qu’une dévaluation stimulerait la croissance.  «La zone nordeuro regrouperait ... Plus