«Les femmes au cinéma ont besoin de visibilité»
Elle est la première réalisatrice suisse à avoir remporté le Léopard d'or. Huit ans après «Das Frà¤ulein», Andrea Staka revient à Locarno avec un nouveau film sur l'exil, sur l'identité et sur les femmes. Tourné à Dubrovnik, «Cure - La vie d'une autre» pourrait lui valoir une autre statuette. swissinfo.ch: Les thèmes de l’exil et de l'identité sont le fil conducteur de vos films. Vous posez la question: que signifie le fait d’être étranger dans l’endroit o๠l’on vit? Avez-vous trouvé une réponse? Andrea Staka: Après chaque film, je pense que j'ai la réponse, que je sais un peu plus qui je suis, o๠j'appartiens. Si je dois choisir un camp ou non. Mais après quelque temps, je recommence à zéro. Pour moi l'identité, c'est une chose qui bouge. C'est comme un magma. Il y a des jours o๠je sens mes racines, o๠je me sens posée, d'autres o๠j'ai le sentiment d'être composée de plusieurs facettes qui s'affrontent. L'enjeu de«Cure - La vie d’une autre» était de ... Plus