Les entreprises suisses sont prêtes, mais pas les banques

Les sociétés helvétiques ont hà¢te de prendre pied sur le marché iranien pour profiter de la récente levée des sanctions. Mais il reste de nombreuses restrictions, notamment dans le domaine des transferts d'argent. La salle de conférence, sise dans un hôtel bernois, est remplie à ras bord en ce mardi après-midi. Les hommes d'affaires qui s'y pressent sont venus des quatre coins du canton pour découvrir comment vendre leurs produits en Iran. Dressés sur leurs sièges, les participants émettent des murmures approbateurs à l'écoute des divers intervenants. Ceux-ci détaillent les opportunités offertes par le marché iranien: de gigantesques projets d'infrastructure dont la construction n'a même pas encore débuté, une classe moyenne jeune et abondante qui rêve de biens de consommation et une population en quête de produits de bonne qualité après avoir dà» se contenter de ceux fabriqués en Chine durant 12 ans de sanctions. Mais les conférenciers sont rapidement ramenés à la ...