Les avocats suisses sous le feu des critiques

Hier les banques, mais désormais aussi les avocats, les notaires et autres intermédiaires se retrouvent sous les projecteurs en matière d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent. Les révélations des Panama Papers ont contraint la communauté juridique suisse à la défensive par rapport à la création de sociétés-écrans off-shore et de liens avec des personnages douteux. Les données rendues publiques montrent que la société juridique panaméenne Mossak Fonseca a travaillé avec 1233 spécialistes suisses qui ont créé plus de 34'000 sociétés-écrans off-shore au cours des quatre dernières décennies. Seuls les spécialistes venant de Hong Kong en ont créés plus encore (37'675). Pour les organisations qui militent contre la corruption, comme la Déclaration de Berne, ces données fournissent le lien manquant entre ce genre d’intermédiaires financiers et les activités troubles de certains puissants. En outre, elles mettent en évidence les lacunes dans les législations qui sont ...