Le mariage compliqué des sociétés suisses et chinoises

Les entreprises chinoises rachètent de plus en plus de firmes européennes. Quelque 70 marques helvétiques ont ainsi été le sujet d’une fusion ou d’une acquisition. Mais des tensions émergent au sein de ces entreprises, les différences culturelles entre les deux types de management étant souvent trop prononcées. Une fusion ou une acquisition n’est pas forcément synonyme de bonne nouvelle. Dans les années 1970 et 1980, les multiples rachats d’entreprises suisses par des Japonais ont souvent terminé en faillite. Le taux de survie des firmes acquises était alors inférieur à 10%. Une hécatombe qui a poussé les entrepreneurs helvétiques à se montrer bien plus prudents au moment de vendre leur compagnie. Selon les connaisseurs du milieu, le rachat de Syngenta rappelle beaucoup l’acquisition par une firme chinoise de 60% des parts de la firme israélienne Makhteshim Agan, le plus important producteur mondial de pesticides génériques. En 2014, la firme a été ...