Le marché pourrait bien avoir la peau du nucléaire

Après les députés, les sénateurs suisses ont refusé mercredi de limiter la durée de vie des centrales nucléaires. Mais plus que des décisions politiques, ce sont peut-être les réalités économiques qui provoqueront leur fermeture. Décryptage avec un spécialiste du dossier énergétique, le député socialiste Roger Nordmann. Mercredi, la Chambre haute du Parlement (Conseil des Etats) a clairement refusé, par 30 voix contre 12, l’initiative populaire «Sortir du nucléaire». Ce texte des Verts demande que les centrales nucléaires suisses ferment leurs portes après 45 ans d’exploitation. Comme leurs collègues députés la semaine dernière, les sénateurs préfèrent une sortie par étape du nucléaire, ainsi que le préconise la Stratégie énergétique 2050 proposée par le gouvernement. Celle-ci ne fixe pas de date limite d’exploitation. L’actualité récente laisse toutefois penser que la sortie du nucléaire pourrait s’accélérer. La semaine dernière, les Forces motrices bernoises ...