Le franc fort occulte les incertitudes sur les bilatérales
Il y a un an, l’économie suisse réagissait avec inquiétude à l’acceptation de l’initiative «contre l’immigration de masse». Jusqu’à présent, les conséquences économiques de la votation du 9 février ne se sont pourtant que peu faites sentir. L’appréciation soudaine du franc suisse a en revanche massivement détérioré les conditions-cadre de l’économie. «L’environnement est caractérisé par une incertitude accrue en ce qui concerne notamment les décisions d’investissement», relève Klaus Abberger, responsable des questions conjoncturelles auprès de l’Institut KOF de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), près d’un an après l’acceptation par une courte majorité du peuple suisse de l’initiative anti-immigration lancée par la droite conservatrice.  L’économie suisse se porte bien en comparaison internationale, selon Klaus Abberger. Mais l’initiative est «un facteur que l’on ressent», puisque «les entreprises ont en partie repoussé des investissements à plus tard». Plus