Le franc fort met les salaires suisses sous pression
Augmentation du temps de travail, baisse des salaires, rémunérations des travailleurs frontaliers en euros: plusieurs entreprises ont déjà annoncé de telles mesures pour garantir l’emploi dans les secteurs touchés par l’abandon du cours plancher de l’euro. Le remède pourrait toutefois s’avérer plus nocif que le mal, avertissent certains économistes. La bise glaciale de ce début de mois de février semble s’accompagner d’un vent de panique dans les vallées de l’Arc jurassien et les autres régions industrielles du pays, fortement tournées vers les marchés extérieurs. En cause: la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de mettre fin au cours plancher de 1,20 franc pour un euro, qui a provoqué une envolée de la monnaie nationale depuis le 15 janvier. La BNS change de position «Une surévaluation massive [du franc] comporte un risque de récession et d'évolution déflationniste», affirmait l’ancien président de la Banque nationale suisse (BNS), Philipp Hildebrand, en ... Plus