Le coton, fierté et fléau du Tadjikistan
Culture traditionnelle du Tadjikistan, le coton couvre encore aujourd’hui une majorité des terres agricoles du pays. Mais depuis la chute de l’URSS, les paysans n’arrivent plus à subvenir à leurs besoins. Des réformes sont en cours et des ONG suisses y participent. Le cotonnier est traà®tre. Doux, duveteux et d’un blanc tendre, sa culture compte parmi celles qui demandent le plus de travail. La plante vit deux cents jours et exige des soins constants, comme le sarclage et l’arrosage. Mais la tà¢che la plus rude est la récolte qui se déroule juste en ce moment, en septembre. Les cueilleurs doivent extirper rapidement mais prudemment les fibres de coton de leur capsule, dont les extrémités sèches sont coupantes comme des rasoirs. «Nous le récoltions dans des tabliers qui s’attachaient autour du cou. Je vous laisse imaginer combien de fois il fallait les remplir de coton brut pour atteindre notre quota de 40 kilos», se rappelle Firuza, institutrice à Douchanbé, la ...