«La Suisse reste un refuge privilégié pour l’argent sale du Sud»
Les pays dits émergents et en développement sont les grands absents des efforts entrepris par la Suisse pour assainir sa place financière. Une situation que dénonce Dominik Gross, responsable des questions financières auprès d’alliance sud, le lobby des Å“uvres d’entraide helvétiques.  La multiplication des cas graves de blanchiment d’argent impliquant des banques suisses (voire encadré ci-dessous) n’est pas le fruit du hasard. La pression internationale sur la Suisse en matière d’évasion fiscale et la mise sur pied de l’échange automatique d’informations avec les pays de l’OCDE ont poussé les banques suisses à se réorienter vers les pays émergents. Malgré les risques encourus, certaines d’entre elles n’hésitent pas à flirter avec les riches ressortissants de pays sensibles, dont il est très difficile de déterminer l’origine de la fortune. Les Å“uvres d’entraide et les organisations non gouvernementales helvétiques élèvent la voix pour dénoncer ce ...