La magie du 35 mm revit à Locarno
Chaque année, dans le cadre de la traditionnelle rétrospective, le Festival de Locarno projette des dizaines de films en 16 ou 35 millimètres. Un choix politique de défense de la culture, mais qui implique un effort non négligeable. A quelques jours de l’ouverture du festival, swissinfo.ch a suivi le travail de quelques professionnels de la pellicule, un métier qui risque de progressivement disparaà®tre. L’image de Bud Spencer dans «On l’appelle Trinita» apparaà®t par enchantement sous la lumière d’une lampe. La main protégée par un gant, Davide Dalet fait glisser la pellicule entre ses doigts. En avant et en arrière. Il la hume, puis la scrute et enfin la rembobine avec soin. Il cherche de petits défauts qui se dissimulent parmi les images: couleurs passées, rayures, déchirures mal réparées ou sous-titres manquants. L’objectif? Vérifier que tous les films en 16 et 35 mm sélectionnés à Locarno soient dans un état impeccable et prêts pour la projection. Il ne manque ...