La Lanterne magique, une lueur dans la nuit du cinéma ivoirien
En Côte d’Ivoire, le cinéma se meurt. Le diagnostic des spécialistes est grave. Mais les passionnés du septième art sont à son chevet. Parmi eux, Marie-Pascale Digbé qui place ses espoirs dans la création d’une antenne locale de la Lanterne magique, le club suisse de cinéma pour enfants. Peut-être la potion magique pour que le grand écran retrouve des couleurs. «El Mansour», seule l’enseigne de cet ancien cinéma d’Abidjan rappelle encore l’à¢ge d’or du septième art ivoirien. Des échoppes ont désormais pris la place des guichets. Quelques vendeurs qui interpellent de potentiels clients ont depuis bien longtemps remplacés les cinéphiles. «Nos enfants ont perdu la culture du cinéma.» Omar Abdel Kader Tani «Le cinéma ivoirien est mort». Omar Abdel Kader Tani, rédacteur pour le magazine ivoirien Top Visages, est pessimiste. «Le DVD et la crise politico-militaire ont tué le septième art. Il n’y a pas de renaissance possible, car nos enfants ont perdu la culture du ...