La Grèce, «talon d’Achille de l’Europe»
L’annonce de législatives anticipées en Grèce n’est pas le cadeau de Nouvel An dont aurait rêvé Bruxelles. Une victoire de la gauche extrême risque de compliquer singulièrement les relations avec l’UE. C’est ce que craignent les commentateurs de la presse suisse au lendemain de l’élection présidentielle ratée à Athènes. Faute d'avoir pu élire lundi un président de la République, la Grèce devra organiser des législatives anticipées. Stavros Dimas, qui avait besoin de 180 voix pour être élu, n'en a recueilli que 168 au Parlement. Prenant acte de la défaite de son candidat, et de la dissolution du Parlement qui en découle, le Premier ministre conservateur Antonis Samaras, a annoncé des législatives dès la première date possible, le 25 janvier. La coalition de gauche anti-austérité Syriza part nettement favorite. «La réponse à la question ‘pourquoi cette nouvelle crise politique en Grèce?’ est en partie contenue dans la biographie du candidat non élu», estime «Le Temps». Plus