«La diversité cinématographique, une arme contre l’intolérance»

Le festival du film de Fribourg souffle ses 30 bougies cette année. Rendez-vous altermondialiste au départ, il a su se muer en un lieu de rencontre pour cinéphiles, tout en maintenant une forte identité sociale. Et ceci grà¢ce notamment au travail de Thierry Jobin, ancien journaliste et actuel directeur artistique du festival. Entretien.  swissinfo.ch: Il y a cinq ans, vous avez repris la tête du Festival de Fribourg, avec pour objectif de changer l’image d’un rendez-vous un peu altermondialiste, une semaine de la «bonne conscience», selon vos propres termes. Quelle est à l’heure actuelle l’identité du festival? Thierry Jobin: Il y a un aspect fondamental du FIFF qui n’a pas changé au fil du temps: la volonté d’apporter une diversité. L’offre cinématographique est en effet gravement atteinte, notamment en raison de la non-réaction face au monopole américain. Il n’est pas normal que lorsque «Stars Wars» et «James Bond» sortent juste avant Noel, comme c’était le cas ...