La Chine, un ami un peu trop pressant

Mardi, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) n’a pas seulement mis en garde contre le terrorisme islamique, mais a aussi porté son attention bien plus à l’Est. La Chine essaie d’étendre de plus en plus son influence en Suisse, avertit le SRC. Son patron parle même d’un «acteur opaque». Le rapport 2016 du SRC intervient juste un mois après l’offensive de charme du président de la Confédération et ministre de l’Economie Johann Schneider-Ammann en Chine. L’Empire du milieu entretient des relations variées et nombreuses avec la Suisse, dont il est le troisième partenaire commercial. Les deux pays ont aussi conclu un accord de libre-échange. Selon le SRC, les entreprises et les investisseurs chinois montrent un intérêt tout particulier pour l’industrie et le secteur financier suisses ainsi que pour les entreprises innovantes. On a pu le voir début mars, lorsque le géant chinois de la chimie ChemChina a annoncé l’achat du groupe agro-chimique bà¢lois ...