L’effet papillon de Fukushima

Les retombées de la catastrophe nucléaire de Fukushima, survenue il y a cinq ans, se manifestent de manière effrayante par de sévères malformations sur les papillons. Le travail acharné de la chercheuse japonaise Chiyo Nohara, décédée il y a quelques mois, a permis cette découverte. La rédaction japonaise de swissinfo.ch l’avait rencontrée en 2014. «Auparavant, je n’avais absolument aucun lien avec Fukushima», indiquait alors Chiyo Nohara, rencontrée en 2014 à l’occasion d’un colloque sur «Les répercussions des radiations sur les gènes» à Genève. «Après l’accident nucléaire, je me suis beaucoup inquiétée, comme si mes filles habitaient sur place. Je voulais immédiatement me rendre à Fukushima pour voir de mes propres yeux ce qui s’était passé.» Une impulsion à l’origine de ses recherches sur les papillons. Chiyo Nohara a commencé sa carrière bien loin des sciences naturelles. En tant que professeure extraordinaire, elle notamment enseigné comment mener des audits ...