L’avion qui doit faire décoller les énergies propres
Solar Impulse n’est pas l’avion du futur et n’a jamais prétendu l’être. Comme son nom l’indique, l’aventure de Bertrand Piccard, André Borschberg et ceux qui travaillent avec eux vise à donner des impulsions scientifiques et technologiques. Et les résultats ne sont pas forcément là o๠on les attend. Il a l’envergure d’un Boeing 747, le poids d’une voiture et la puissance d’un scooter. Solar Impulse ne vole que si la météo le permet et son unique occupant ne peut espérer dépasser 90 km/h. Autant dire que les compagnies aériennes, qui transportent plus de 5 milliards d’humains chaque année à des vitesses dix fois supérieures ne sont pas prêtes à convertir leurs flottes au solaire, même si les avions actuels consomment ensemble plus de 11'500 litres de kérosène chaque seconde. Bertrand Piccard l’avait dit dès le lancement du projet en 2003 et ne cesse de le répéter depuis: «le but est de développer un symbole fort capable de promouvoir de faà§on attrayante l’esprit de ...