Ethos, la fondation suisse qui veut moraliser le capitalisme
Depuis 20 ans, la Fondation Ethos soutient l’investissement socialement et écologiquement responsable. Elle intervient aussi directement dans la marche des entreprises pour leur rappeler les bonnes pratiques. Et elle est loin d’être au bout de ses combats, comme elle l’a rappelé en ce début février à Berne. «Les milieux de la finance zurichoise nous ont longtemps traités de ‘rouges’», s’amuse le Genevois Dominique Biedermann à l’heure de célébrer le vingtième anniversaire de la fondation qu’il préside désormais, après l’avoir lancée et dirigée durant 18 ans. Un coup d’œil aux quelque 250 invités réunis sous les lambris cinq étoiles de l’Hôtel Bellevue suffit pourtant à voir qu’Ethos n’est pas une dangereuse cellule révolutionnaire. A l’origine, elle est l’émanation de deux caisses de pension (les organismes de droit privé qui gèrent le deuxième pilier du système suisse des retraites), désireuses de ne pas investir l’argent de leurs assurés n’importe o๠ni n’importe ...