En vacances sans payer le «pizzo»

Voyager dans la Sicile qui dit «non» à la mafia. C’est l’initiative d’Addiopizzo Travel, une association qui propose des séjours touristiques dans des hôtels et des restaurants qui ne paient pas de pot-de-vin («pizzo») à Cosa Nostra. De passage à Berne, son médiateur culturel Ermes Riccobono nous raconte comment un groupe de jeunes s’est opposé à la mafia. Le mur d’omerta autour du «pizzo» est en train de s’écrouler. Après des décennies de silence, des entrepreneurs siciliens ont décidé de se révolter en refusant le jeu du racket. Et début novembre, à Bagheria, les Carabiniers (gendarmes) de la province de Palerme ont passé les menottes à 22 membres de la mafia coupables d’extorsion. Si les gens commencent à parler, c’est aussi grà¢ce à un groupe de jeunes qui veut donner un nouveau visage à la Sicile. Pour Ermes Riccobono, né à Capaci et membre d’Addiopizzo Travel, la lutte contre la mafia est avant tout «un devoir moral». swissinfo.ch: Comment peut-on définir le ...