Ce «non» grec qui plonge l’Europe dans l’incertitude
En rejetant massivement les propositions de leurs créanciers internationaux, les Grecs ont décidé de suivre dimanche leur gouvernement dans la partie de poker entamée avec Bruxelles. Mais les risques encourus sont énormes, estime une bonne partie de la presse suisse. La question d’une sortie de la zone euro se pose désormais avec acuité. «Le non qui secoue l’Europe», «La Grèce choisit la confrontation», «Les Grecs défient leurs créanciers et l’UE», «Ce vote qui change l’Union européenne»: ce sont quelques-uns des titres qui barrent la Une des quotidiens helvétiques de ce lundi. Tous consacrent une large partie de leurs éditions aux résultats du référendum organisé dimanche en Grèce par le Premier ministre de gauche radicale Alexis Tsipras. En disant «non» avec 61,3% des voix aux propositions des créanciers internationaux d’Athènes, «la Grèce a décidé de suivre son gouvernement dans le chaos», estiment le Bund et le Tages-Anzeiger. Aux yeux de la Neue Luzerner ...