Aux commandes d’un train suisse
Qu’est-ce que cela fait de s’asseoir dans le siège du mécanicien d’un train suisse? Pour Lea Steppacher, c’est un travail de rêve. Et le rêve n’est pas près de s’arrêter: la jeune femme ne craint pas d’être remplacée de sitôt par un système automatique. Reportage. Dans la salle de repos, avant le départ, on me demande si j’aimerais boire quelque chose. La machine à café a un petit problème et je reà§ois un gobelet qui n’est pas plein. Mais ce n’est pas grave, car il serait ennuyeux de devoir aller faire pipi durant le trajet. Je me demande ce qui se passerait si à§a arrivait à la personne qui conduit le train. «Oh, je m’assure juste d’y aller avant», rigole Lea Steppacher, qui semble amusée par ma question. Mais il est vrai qu’une fois que le train s’est mis en route, il n’y a aucun moyen pour elle de quitter son poste. Ce n’est pas comme dans un avion o๠il y a un co-pilote ou un pilotage automatique. ​​​​​​​Agée de 36 ans, Lea Steppacher travaille ...