Argent des potentats: une loi suisse assez mordante?
La Chambre haute du Parlement a donné jeudi son feu vert à une loi qui facilitera le blocage et la restitution des fonds illicites appartenant à des dictateurs étrangers. Contrairement à leurs collègues de la Chambre basse, les sénateurs ont refusé d’édulcorer ces nouvelles normes qui ne résolvent pas tous les problèmes pour autant. Mobutu, Duvalier, Marcos, Abacha ou plus récemment Ben Ali, Moubarak ou Gbagbo: autant de dictateurs étrangers qui ont volé leur peuple et caché une partie de leur fortune dans des coffres-forts helvétiques. Les dégà¢ts d’image ont à chaque fois été considérables pour la Suisse et sa place financière. Sous pression internationale et désireux de prouver que la Confédération n’est plus un refuge accueillant pour l’argent de la corruption, le Conseil fédéral (gouvernement) a renforcé ces dernières années son dispositif en matière de blocage et de restitution des fonds. Certains échecs retentissants ont également contribué à accélérer le ...