Investissement PME : chiffres 2012 des FIP et FCPI en baisse !
Investissement PME : un relais de croissance
En France, les particuliers épargnent plus de 16% de leur revenu, ce qui représente un patrimoine global de plus de 11.000 milliards d’€.
Une manne financière principalement placée sur des supports sécuritaires (assurance-vie, [a[livret épargne]a], etc.) et peu orientée vers le financement des entreprises françaises, qui en ont pourtant besoin.
Soutenir financièrement les entreprises, c’est activer un relais de croissance dans le pays. Seul problème, les aides fiscales sur les placements de type FIP ou FCPI, qui ont pour objectifs de soutenir le tissu économique régional ainsi que les établissements innovants, sont rognées d’année en année.
Investissement PME : baisse continue des avantages fiscaux
Le discours est ambigu, d’un côté l’Etat encourage l’aide aux entreprises, mais de l’autre, restreint les avantages fiscaux pour consolider les finances du pays. Ainsi, la ristourne fiscale sur les FIP et FCPI a été rabotée, passant de 25% de l’investissement en 2010 à 18% en 2012.
De plus, depuis janvier 2013, la réduction d’impôt sur les FIP et FCPI est intégrée au plafonnement des niches fiscales de 10.000 €.
Investissement PME : résultats en baisse
En 2012, les FIP et FCPI ont collecté 646 millions d’€, soit près de 15 % en moins qu’en 2011 et -43 % qu’en 2008.
FIP / FCPI : historiques des chiffres 2012
| Placement | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 |
|---|---|---|---|---|---|
| FIP | 562 | 427 | 389 | 378 | 342 |
| FCPI | 567 | 471 | 446 | 358 | 286 |
| Total collecté | 1.129 | 898 | 835 | 736 | 628 |
| Nombre de souscripteurs | 145.000 | 135.000 | 124.000 | 91.000 | 83.000 |
Investissement PME : l’AFG fait un appel du pied au gouvernement
Pour stopper le repli de l’investissement PME, l’AFG (Association Française de la Gestion Financière) propose :
– de rétablir l’avantage fiscale des FIP et FCPI à 25% de l’investissement,
– de ne pas intégrer ces placements dans le plafonnement des niches fiscales de 10.000 euros,
– de simplifier les régimes,
– de lever les contraintes européennes,
– de créer un PEA dédié aux PME.