Banque Populaire / Caisse d’Epargne : Des inquiétudes marquées pour l’emploi
Fusion Banque populaire / Caisse d’Epargne
Après l’Assemblée à la mi-mai, la fusion Banque Populaire / Caisse d’Epargne doit être validée mardi 9 juin par le parlement et à la fin du mois par l’Autorité de la concurrence. Ce rapprochement provoque cependant des remous au sein des mouvements syndicalistes. Les élus du comité de groupe Caisse d’Epargne ont menacé jeudi de ne pas rendre d’avis sur la fusion, estimant ne pas détenir d’informations suffisantes, en matière d’emploi. Les comités d’entreprise de trois des 17 Caisses d’Epargne régionales ont d’ailleurs intenté des recours en justice pour « défaut d’information  ». Leurs revendications sont basées sur deux études réalisées par deux cabinets indépendants, Le premier Secafi (côté Banque Populaire) évoque l’absence, pour les personnels, d’une "vision plus précise de leur devenir individuel" et le second Sacef (côté Ecureuil) relate la suppression de 10.000 emplois, en tenant compte des 4.500 suppressions d’emplois déjà programmées.
Fusion Banque populaire/Caisse d’Epargne, mariage houleux mariage heureux !
L’avis de chacun des comités d’entreprise de chaque Caisse d’Epargne et Banque Populaire régionale est pourtant primordial pour le mariage. Sans la décision syndicale d’ici le 20 juin, la naissance du deuxième groupe bancaire Français (34 millions de clients, plus de 7 millions de sociétaires, 7.700 agences et près de 110.000 collaborateurs) sera retardée de plusieurs mois pour des raisons comptables. Pour calmer les ardeurs, François Pérol indiquait lundi dans son courrier "je m’engage sur la mise en Å“uvre de dispositifs et mesures incitatives basées sur le volontariat, destinés à éviter les départs contraints". Un rapprochement qui se fera en douceur ?